Weekly read | L’Espace d’un An

Je suis très heureuse de présenter mon blog avec ce premier livre 🙂

L’Espace d’un An est peu commun. C’est un livre qui allie SF, pacifisme et humour. Un curieux mélange pour un « space-opéra ». Et surtout c’est une histoire finie. Adieu cycles interminables à la Dune ou à la Hain ! Ouste !

 

Nous suivons l’histoire d’une jeune humaine, Rosemary, engagée à bord du Voyageur, un vaisseau-tunnelier composé d’un équipage plutôt… hétéroclite.

Au fur et à mesure que les personnages se dévoilent et s’apprivoisent, une multitude de races, coutumes et langues s’offrent à nous sans jamais céder au chaos. La narration est claire et les explications scientifiques, historiques et culturelles cohérentes. Au final la trame principale passe au second plan et l’action n’est plus qu’un prétexte à la découverte et à la tolérance.

Que ça soit entre un technicien de l’équipage et l’intelligence artificielle du vaisseau, ou entre le capitaine et une race d’extraterrestre muette humanoïde, l’Amour ne souffre d’aucunes barrières, d’aucunes limites. Le slogan de ce livre pourrait être Interspecies : love & discover.

Ecrire une histoire se déroulant sur un vaisseau qui creuse des trous de vers dans l’Espace en ouvrant la voie aux autres est vraiment l’idée originale – et conductrice ! -de l’auteure ❤ Mais le discours critique des mœurs guerrières humaines, de la traite des animaux et de la pollution ponctue également le récit, on n’est pas non plus chez les bisounours (quoique les dialogues soient très drôles).

On peut conclure par : c’est un livre qui fait du bien.

Je n’en dis pas plus, et je termine par une petite citation qui, je l’espère, vous donnera envie de fourrer votre nez dans ce petit bijou.

  • […] « Ça sert à exprimer des idées si simples qu’on ne veut pas gaspiller des mots, ou bien des sentiments trop personnels.
  • Trop personnels ?
  • Oui, essentiels ou difficiles à formuler. L’amour, la haine, la peur. Tu sais, quand tu as quelque chose d’important à dire à quelqu’un, tu bégaies comme une idiote ou tu te plantes devant ton miroir pour t’entraîner. Les Aandrisks n’ont pas ce problème. Ils laissent les gestes exprimer tout ce qui passe mal. A leurs yeux, les sentiments profonds sont universels au point de pouvoir être définis d’un revers de main, même si les causes de ces sentiments sont uniques. »

espace

Becky Chambers, L’Espace d’un An, aux éditions L’Atalante, 448 pages, 23€.

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